Les difficultés de conservation, le manque d'équipements adaptés et l'insuffisance des débouchés limitent les bénéfices des agriculteurs. Pour l'ananas, par exemple, bien que le marché chinois représente une perspective intéressante, l'exportation exige le respect de normes sanitaires et de conditions de transport spécifiques, comme annoncé par l'ambassade de Chine en octobre 2025.

La transformation locale, que ce soit en jus, en produits séchés ou autres, offre des opportunités pour les petites entreprises et les jeunes entrepreneurs, tout en réduisant les pertes post-récolte. Cependant, cela nécessite des équipements, de l'énergie, des emballages et des financements adéquats.

La Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), un partenariat public-privé, illustre cette volonté de transformation locale pour le cajou, le soja et d'autres matières premières. L'objectif est de créer plus de valeur au Bénin au lieu d'exporter des produits bruts, générant ainsi des emplois dans la collecte, le stockage, le transport, la production et la commercialisation.

La coopération sino-béninoise pourrait renforcer cette dynamique par des investissements, des équipements de transformation et des solutions de conservation. Un mémorandum d'entente signé en 2023 porte sur le stockage et la réduction des pertes de céréales. La réussite de ce partenariat se mesurera à la rémunération des producteurs, à la croissance des entreprises et à la part de la richesse créée qui reste au Bénin.